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Dénoncer une justice à deux vitesses


Constat: Dans le cadre des séparations, les mères peuvent être lourdement condamnées en cas de non représentation d'enfant. A contrario les pères " usent ou non " de leurs droits de visite et de garde et ne sont plus guère poursuivis pour non-paiement de la part contributive aux besoins de l'enfant. Les mères et les enfants doivent donc se tenir à disposition y compris d'un père volontairement déficient, et ce malgré des manquements répétés à ses devoirs.

Nous demandons qu'il soit possible, après plusieurs signalements d'un parent n'exerçant pas ou de manière trop irrégulière son droit de visite, de faire officiellement cesser ce droit : il doit être possible de revoir les droits d'un parent qui se désintéresse de son enfant. Les pères sont encore trop souvent absents. Pourquoi ne pas remplacer le droit de visite et d'hébergement par un DEVOIR de visite et d'hébergement ?


Il arrive souvent aussi que les plaintes de femmes agressées par leurs conjoints ne sont pas accueillies adéquatement par les juges et les autres intervenants de l'appareil judiciaire, ou qu'elles ne sont pas bien prises en ligne de compte dans l'évaluation de la compétence du père à assumer la garde des enfants (Abdelmalik, 1999; Neilson, 2000; Rosnes, 1997).




le manque relatif de ressources financières des mères 

En ce qui concerne le processus judiciaire, le manque relatif de ressources financières des mères (en raison de la plus grande pauvreté des femmes et de leur plus faible potentiel salarial) signifie qu'elles sont moins capables d'entreprendre des litiges prolongés ou disposées à le faire. Cela donne aux pères (qui tendent à avoir relativement plus d'argent) la main haute sur le recours aux processus judiciaires pour obtenir la garde ou pour se livrer à un " harcèlement judiciaire " de leur ex-conjointe (Abdelmalik, 1999; Chesler, 1986; Goundry, 1998).


Nous demandons la dépénalisation du divorce, la non-représentation d'enfant étant considérée comme un crime et passible d'emprisonnement, voire d'internement, de nombreuses dérives ont été malheureusement constatés, c'est pourquoi nous demandons aussi que toute demande de délocalisation des dossiers juridique  ne puisse pas être refusée.


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