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Communiqué SOS les MAMANS

Residence alternée pas de consécration sans limite!!!

Son imposition est visiblement un problème et un écueil de la loi de Mars 2002. Nous militons pour d'impératifs garde-fous.


Un député UMP ( Mallié ) et des associations de défense des droits des pères,  souhaiteraient que la loi impose aux familles UN mode de garde ; la résidence alternée égalitaire, pour tous les enfants issus de parents séparés.  Solution «miracle» et «universelle», dans «l'air du temps», la garde alternée imposée par «défaut»  garantirait la «co-parentalité». En outre un parent qui s'opposerait à cette application systématique serait passible d'une sanction financière de 15 000 euros d'amende, et « puni » d'un an d'emprisonnement, considéré de fait, comme un parent « aliénant ».

Aujourd'hui plus de 25OO personnes*, femmes, hommes, psychologues, médecins, enseignants, professionnels de l'enfance, se sont déjà mobilisés contre cette proposition de loi , qui non seulement contraint un parent à accepter pour ses enfants UN mode de garde, mais contraint tout enfant à le supporter quoi qu'il lui en coûte .

Depuis 3 ans les coups de boutoirs pour passer en force ou par en dessous 

La résidence alternée, pour satisfaisante qu'elle soit dans son principe, lorsqu'elle est choisie dans le cadre d'un consensus parental, ne peut, à l'évidence, constituer une solution généralisable à toutes les situations. Comme l'indique le rapport d'information 2005/2006 du Sénat, ce mode de garde « (..) n'est pas adapté à toutes les situations » et il faut « l'encadrer plus strictement.»

Elle se révèle parfaitement inadaptée dans certains cas, notamment lorsque les enfants sont trop jeunes et/ou lorsque les relations entre les parents sont conflictuelles, mais aussi à la suite d'une séparation ayant pour origine des violences intrafamiliales. Enfin si elle garantit un partage égal des domiciles parentaux, elle ne garantit jamais une égalité de présence, de soins et d'implication de chaque parent auprès de l'enfant.

Ceci nous parait être une ingérence excessive de l'Etat dans la sphère privée familiale.
Il n'y a pas de famille «par défaut», chaque cas est différent, unique, et mérite une pluralité de solutions qui s'adaptent aux modes de vie de chacun et, plus particulièrement, à celui des enfants.

Nous sommes parfaitement hostiles à ce qu'une formule précise d'hébergement, quelle qu'elle soit apparaisse dans un texte de loi comme la règle de base par rapport à toutes les autres



Pas de consécration sans limite !


L'imposition de ce mode de garde est possible depuis la loi du 4 mars 2002. Dix années de recul nous permettent d'affirmer que dès lors qu'elle n'est pas adaptée à la situation familiale et à l'enfant, la résidence alternée peut entraîner chez lui des troubles suffisamment graves, pour que puisse s'appliquer un principe de précaution, aujourd'hui inexistant.

Et les critiques les plus fortes viennent des pédopsychiatres (1) qui constatent, effarés, que des Juges ordonnent des résidences alternées égalitaires pour des nourrissons ou de jeunes enfants, ou les maintiennent dans ce système, malgré des états de souffrance qui compromettent leur développement.

En attendant qu'un état des lieux soit fait sur les conséquences de ce mode d'hébergement, nous demandons qu'un principe de précaution soit de règle, d'autant que des solutions alternatives existent qui préservent l'enfant, et chaque fonction parentale.

                Lire les témoignages, signez, et relayez svp

Signataires 

L'association SOS les MAMANS, en partenariat avec les associations : MMM France (Mouvement Mondial des Mères -France),  l'AVPE (Association de Protection de l'Enfance), l'Association L'Enfant d'abord, l'AIVI (Association internationale des victimes de l'inceste),  la FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes), l'Association ARVA, l'Association Rose-Jaune, L'ONG Innocence en danger, l'U.N.D.D.E. (Union Nationale Droits et Devoirs de l'Enfant) l'Association Les enfants de l'Espoir, l'Association Mamans Blues (Nadège Beauvois coprésidente fondatrice), l'ELCEM (l'Association Elus Locaux Contre l'Enfance Maltraitée),  l'AFPSSU (Association Française de Promotion de la Santé Scolaire et Universitaire), la FEM (l'Association Femmes Et Enfants du Monde), ainsi qu' Edwige Antier pédiatre et députée, Eliette Abecassis, romancière, Isabelle Alonso, romancière, Hélène Couturier romancière…

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Les spécialistes de l'enfant qui conseillent un principe de précaution 

(1)               
Les PROFESSEURS, Pierre DELION et Sylvain MISSONNIER, Chefs du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHRU de Lille et co-présidents de la world association of infant mental Heath francophone (w a i m h)- Association internationale dédiée a la sante mentale de l'enfant )
Le PROFESSEUR Bernard GOLSE, chef de service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker-enfants malades à Paris, et professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université René Descartes (paris v)
Le PROFESSEUR Maurice BERGER, chef de service en  psychiatrie de l'enfant au CHU de Saint-Etienne
Le PROFESSEUR Hubert TONNELIER, chef de service de pédopsychiatrie centre hospitalier de Toulon
Le PROFESSEUR Antoine GUEDENEY, pédopsychiatrie à l'hôpital Xavier Bichat-Claude Bernard à Paris.
Le PROFESSEUR Terry BRAZELTON, pédiatre internationalement reconnu, professeur à l'université de Harvard (Boston).
Le PROFESSEUR Jean-Yves HAYEZ, pédopsychiatre, docteur en psychologie, professeur émérite à l'université de Louvain (Bruxelles)
Le PROFESSEUR Yvon GAUTHIER, pédopsychiatre au CHU sainte-Justine, professeur de psychiatrie à l'université de Montréal. Cofondateur de l'académie canadienne de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (Canada)
Le DOCTEUR Catherine BONNET, consultante en psychiatrie d'enfants et d'adolescents en France et au Royaume-Uni, chevalier dans l'ordre de la légion d'honneur.
Le DOCTEUR Abram COEN, pédopsychiatre membre du laboratoire de recherche en psychologie de paris XIII-Villetanneuse
Le DOCTEUR LEVY-SOUSSAN, pédopsychiatre, chef d'un CMPP à paris
Le DOCTEUR Hana Rottman, psychiatre et psychanalyste
Le DOCTEUR Véronique Lemaître, pédopsychiatre, coordinatrice des prises en charge pédopsychiatriques périnatales au CHRU de Lille
Le DOCTEUR Eugénie Izard, pédopsychiatre
Le DOCTEUR Jacky Israël, pédiatre               
Le DOCTEUR Nicole GUEDENEY, pédopsychiatre dans le département de psychiatrie de l'adolescent et du jeune adulte a l'institut mutualiste Montsouris à paris.
Le DOCTEUR Myriam SZEJER, pédopsychiatre et chercheur
Le DOCTEUR Dominique BRUNET, psychologue clinicienne
Le DOCTEUR Edwige ANTIER, pédiatre
Le DOCTEUR Monique  LACHKAR, pédopsychiatre
Le DOCTEUR Lara BENMOURA, pédopsychiatre

Ce qu'ils en pensent....

Le Professeur Bernard Golse

[ pédopsychiatre-psychanalyste ]

"A qui profite la résidence alternée ?"

"Si, dans quelques rares situations, cette disposition peut s'avérer utile pour l'enfant, il y faut nombre de conditions, qui ne sont en rien respectées dans la loi de mars 2002, qu'il faudrait amender mais que la proposition de loi Mallié-Decool durcit encore.."

Nous vous invitons à prendre connaissance de l'excellente tribune sur le sujet de la garde alternée qui vient de paraître dans le journal "Le "Monde". Bernard Golse, pédopsychiatre-psychanalyste "se fâche", et ne mâche pas ses mots. Il pose sans faillir THE question: "A qui profite la résidence alternée ?" 
Lire la tribune du Monde du 14 dec 2011

Eliette Abecassis

[ Auteur, Romancière, Parolière, Actrice]

"Garde partagée : un problème de santé publique."

"Nous sommes dans une société qui est devenue dangereuse pour les enfants. Cette société qui porte l'enfant aux nues, sous un discours pseudo-protecteur, encouragée par un arsenal juridique impressionnant, exerce en fait une véritable maltraitance de l'enfant. Les répercussions du divorce sur les enfants sont en train de devenir un problème de santé publique : la garde partagée, dont les effets sont dévastateurs. Nous élevons  une progéniture que l'on sépare en deux, sans cesse ballottée d'un domicile à l'autre, des enfants-valises, des enfants-outils du bien-être et de la bonne conscience des adultes qui jouent avec eux au jeu de l'égalité, des enfants qui ne savent pas où ils habitent ni qui ils sont. Si l'on soumettait l'un d'entre nous, adultes, à ce régime qui consiste à avoir deux domiciles, combien de temps tiendrait-il ? Une semaine, deux ? Un mois ?...."
Lire la suite

M. Pierre Levy-Soussan

[ psychiatre et psychanalyste ]

"Certains changent de maison (et parfois d'école) une semaine sur deux, parfois tous les deux jours."

"La résidence alternée repose sur une vision purement sociologique des liens familiaux, vision elle-même porteuse de risques psychologiques pour l'enfant. Non contente de déstabiliser les repères affectifs, sociaux et scolaires par l'alternance, la garde alternée devient le plus souvent le nouveau lieu d'affrontement du couple, où l'enfant, objet et non sujet, est instrumentalisé par les adultes."
« La fréquence et l'intensité des maltraitances psychiques dans ce type de garde nous empêchent de considérer l'enfant comme un terrain d'expérimentation sociologique ouvert aux statistiques. »

M. Pierre Deillon

[ chef du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHRU de Lille ]

"Ce projet présente une grande dangerosité et ceci pour plusieurs raisons"..

"La garde alternée est le contraire des préconisations recommandées par tous les spécialistes internationaux à ce sujet. Et cela comprend non seulement le bébé, mais aussi le jeune enfant. Il est donc important que le juge apprécie quel parent est le mieux à même d'assurer la continuité pour son enfant, mais aussi qu'il ait la générosité de permettre à l'autre parent de passer un temps suffisant avec son enfant, et ceci, dans un cadre permanent si possible... 
Lire la lettre de la Waimh aux députés Maillé-Decol-Delatte auteur de cette proposition de loi

Aldo Naouri

[ pédiatre ]

" Il n'y a, à priori, aucun obstacle à ce que le père partage les tâches maternelles. Le danger, c'est qu'il devienne une mère bis "

"L'enfant naît au monde avec un alphabet sensoriel élémentaire qui lui vient du corps de sa mère. Celle-ci est pour lui un être privilégié, au point qu'il la reconnaît sur photo - l'expérience a été faite - à huit heures de vie ! L'aventure se poursuit en accumulant une expérience considérable, une masse d'énergie phénoménale. Le moteur de cette aventure est le plaisir que l'enfant trouve exclusivement dans la relation avec sa mère. Il n'y a aucun lien biologique entre le père et son enfant : ce qui fait le père, justement, c'est le seul fait que la mère le désigne comme tel à son enfant. Si elle ne le fait pas, c'est fichu pour lui ! (...)  Il n'y a, à priori, aucun obstacle à ce que le père partage les tâches maternelles. Le danger, c'est qu'il devienne une mère bis (...) L'évolution des moeurs lui permet aujourd'hui de croire qu'il peut le faire en devenant une mère de remplacement. Mais s'il le devient, où l'enfant trouvera-t-il cet autre pôle, inverse à celui de la mère, qui lui permettrait de se situer entre les deux et de faire son chemin? "

  Maurice BERGER

[ Chef de service en  psychiatrie de l'enfant au chu de Saint-Etienne ]

"  Pour les femmes et enfants qui espéraient échapper à la  violence familiale, la résidence alternée non choisie mais imposée équivaut  au risque d'une violence perpétuée, sinon aggravée, par les contacts répétés de la mère et l'isolement des enfants avec l'agresseur."

"Si la résidence alternée était un médicament, en raison du principe de précaution, elle n'obtiendrait pas d'autorisation de  mise sur le marché chez l'enfant petit du fait de ses effets secondaires  possibles, ou alors elle serait au tableau A, prescrite dans des indications  précises et avec un suivi très attentif. D'autant plus qu'on sait que ces  troubles peuvent s'installer de manière durable jusqu'à l'adolescence et se  retrouver à l'âge adulte sous la forme d'angoisse et de dépression  chroniques. Ces effets peuvent être extrapolés à partir des nombreuses études concernant des enfants qui se sont trouvés séparés de leur mère de manière répétitive dans d'autres contextes. On se trouve donc devant un véritable problème de santé publique, d'autant plus que cette pathologie ne nous paraît pas traitable actuellement."

Catherine Dolto

[ pédopsychiatre ]

" La residence alternée est souvent une facilité parce qu'elle donne une impression d'équité, et puis souvent, elle evite le paiement d'une pension: ça joue aussi beaucoup."

"L'égalité des sexes et des droits ne doit faire confondre père et mère. Ce n'est pas vrai et cela ne le sera jamais. D'abord, tout ce qu'échange l'enfant in utéro avec la mère est très important.(...)  Le sensuel est constitutif de notre intelligence, de notre personnalité, c'est le fond affectif sur lequel la cognition va se développer. Cela commence des la vie prénatale et prend sa source dans ce partage « indémaillable » avec la mère. Ce sont les fondations de notre future personnalité. (..) Les moments qu'il passe dans ses bras ont une importance considérable en termes de secrétions hormonales qui jouent un rôle considérable sur le cerveau.(..) Ma mère, Françoise Dolto, parlait toujours de "devoir" de garde plutôt que de "droit" de garde.

[Extrait de Pour ou contre la garde alternée » Ed Mordicus ]
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