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On pense à toi cher Léo...

Quand "La cause des (petits) hommes" et son fondateur Patrick Guillot, crache sur la tombe de Léo. Ecœurant et nullissime.

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La grande "force" de ces personnes réside en leur capacité de transformer en victime (pour qui ils ont de la "compassion" dixit), en... coupable !

Léo est coupable d'avoir souffert de violences sur sa personne par l'un de ses parent et il a la "faiblesse"  extrême d'en avoir eu des séquelles, ainsi sa défense des mères et des enfants victimes est, pour vous, l'expression de cette souffrance.
Et bien, dans ce cas, nous vous souhaitons ce type de souffrance, si elles vous amènent à aider votre prochain, comme il l'a fait.

En attendant nous invitons Patrick Guillot et leurs sympathisants à signer le Manifeste des (vrais) hommes du 21eme siècle… le premier pas vers une rédemption ?

Le site des D'jambés (nous vous invitons à parcourir le site, édifiant !)


" Tu es mort, mon cher Léo, parce qu'on a piétiné ton enfance et que tu ne t'en es jamais remis."


Hélène Palma* a bien connu Léo, et comme ses proches et sa famille, elle tient à dénoncer les propos méprisables de Mr Patrick Guillot fondateur de "La cause des (petits) hommes"




*Maître de Conférences en civilisation britannique
Professeur agrégée

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11 novembre 2010

Ce soir, cette nuit, mon très cher Léo, il y aura trois ans que tu t'es tué. Non par misandrie, non par “haine de soi”, comme l'affirment en l'absence de tout élément, quelques cyniques sans vergogne qui se réjouissent ouvertement de ta disparition.
Non, tu es mort, mon cher Léo, parce qu'on a piétiné ton enfance et que tu ne t'en es jamais remis.

Je n'aurais pas écrit ce petit texte, mon très cher Léo, si tu n'étais, de manière posthume, l'objet de commentaires particulièrement odieux et déplacés.
Il est nécessaire de répondre aux phallocrates jaloux et médiocres, qui te qualifient, toi, de “malheureux” et qui salissent ta mémoire.

Je veux rappeler ici quel garçon souriant et chaleureux tu étais, quel esprit vif et minutieux, et surtout quelle capacité tu avais à démonter froidement les mécanismes d'un patriarcat dont tu avais toi-même été la victime.
J'ai entendu des dizaines de fois, de ta bouche, le récit de ce que tu avais subi.

Aux pères, aux groupes de pères (divorcés le plus souvent) qui affirment sans savoir, voici donc, pour information, cet extrait qui explique tout l'engagement, toute la fragilité et la mort de Léo Thiers-Vidal:

“Sans rentrer dans une note trop biographique (…) il me semble important de donner des éléments de compréhension sur ma place sociale et comment celle-ci me semble avoir influencé ma prise de conscience des rapports d'oppression qu'exercent les hommes sur les femmes (…). Les violences psychologiques et physiques paternelles envers moi (dès ma petite enfance), (…) la violence et l'exploitation domestique et non-domestique de mon père vis-à-vis de ma mère ont eu des effets importants sur mon rapport à la masculinité et aux rapports hommes-femmes. Une solidarité instinctive avec ce que subissait ma mère au quotidien, ainsi qu'un rejet et une haine puissante envers mon père et ce qu'il représentait au niveau de la masculinité et de l'autorité, ont structuré un développement psycho-sexuel-affectif marginal : dès l'adolescence, l'incapacité de reprendre pleinement à mon compte les normes masculines (…) ainsi qu'un refus (ou échec) d'intégrer pleinement ‘la maison des hommes' (Godelier), 1980)”*

C'est le machisme qui tue tous les jours, comme l'a dit un jour Benoîte Groult. Et il arrive qu'il tue des hommes. Comme Léo.



*  Léo Thiers-Vidal, De L'Ennemi Principal aux principaux ennemis, position vécue, subjectivité et conscience masculines de domination, Paris : l'Harmattan, 2010.

Le grand projet de Léo Vidal* est de contribuer à découvrir un territoire qui n'a que commencé à être déchiffré dans les études féministes : l'étude des hommes non en tant qu'êtres humains, mais en tant qu'individus genrés…



De "L'Ennemi principal" aux principaux ennemis
Position vécue, subjectivité et conscience masculines de domination
Léo Thiers-Vidal aux éditions Harmattan

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Dans la préface de son ouvrage Léo rend hommage à sa mère


"Je remercie, last but not least, Odile Vidal, ma mère, dont la persévérance et la ténacité sont devenues une source d'inspiration et surtout d'action quotidiennes. Ce travail en est certainement le fruit le plus abouti. "

C'est à ses proches et à ceux qui l'aiment d'honorer sa mémoire aujourd'hui et de le remercier encore pour son humanité. On t'envoie une brassée de baisers, veille sur nous : )



* Léo Thiers-Vidal (1970-2007) Fondateur l'association "Mères en Lutte" En savoir plus

« Le machisme tue tous les jours, le féminisme n'a jamais tué personne »  Benoite Groult 

"Le masculinisme c'est n'importe quoi, c'est un mélange de vieille resucée machistes où de surcroît le macho joue la victimisation d'une société qui serait devenue matriarcale alors qu'elle est restée fondamentalement patriarcale et profondément hostile dès qu'il s'agit de laisser accéder les femmes au pouvoir de décision politique et publique ... le pouvoir du mâle menacé. Le masculinisme c'est la énième nouvelle version du machisme, pour se refaire une virginité et qui oublie que si il y a des dérives à combattre, comme c'est toujours le cas quand un mouvement d'émancipation d'une population, là en l'occurrence les femmes avec le féminisme, (je rappelle qu'en France nous n'avons le droit de vote que depuis 1945 ... et oui !) est obligé de conquérir ses droits par la lutte et ce tant que ces droits ne sont pas considérés comme allant de soi et sont en permanence menacé d'un retour en arrière, par l'idéologie oppressive et répressive combattue qui tente de garder le pouvoir et de reprendre du terrain"

Benedictex
51 ans


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